Les historiens ont toujours pensés que les premiers hommes à avoir habiter Majorque datent de 4000-3000 avant J C.
Cependant, on a retrouvé des restes de charbon sur l'île qui leurs font admettre l'existence d'une population primitive déjà à partir de 7200 avant J.C. Entre 3000 et 1300 avant J.C., on remarque également l'apparition de construction dite naviculaire, sorte de construction en forme de vaisseau renversé, qui servait à Majorque soit de lieux d'habitations ou de tombeaux. En l´an 123 avant Jésus-Christ, Majorque fut conquise par l´empire romain qui prétendait repousser les vaisseaux impériaux des pirates qui avaient leurs repaires dans les îles Baléares. Les troupes romaines furent reçues sous une pluie de pierres par les frondeurs majorquins, lanceurs mythiques et expérimentés dont le souvenir reste bien gravé dans la mémoire collective… Avec plus de 3.000 colons, les romains furent à l´origine de la fondation de Palma et de Pollença. On peut en voir les vestiges au Nord de Majorque.
C´est en l´an 425 de notre ère que Majorque subit l´invasion et le pillage des vandales, peuple germanique qui s'y établir. Ce fut alors le début d´une époque de décadence qui commença par la destruction de Pollença. La fin de cette invasion remonte à l´an 534, époque à laquelle Belisario, général byzantin, se lança à la conquête de l´archipel des îles Baléares.
La domination byzantine ne dura pas non plus très longtemps. Le premier débarquement musulman remonte à l´an 707. En 903, après deux siècles de tiraillements constants, Majorque sera définitivement incorporée à la dynastie musulmane des Omeyyades. Erigé sur une éminence abrupte, le château d´Alaró fut le dernier bastion de la résistance chrétienne. Il s´ensuivit une étape de grande prospérité qui fit de Medina Mayurka, l´actuelle ville de Palma, un lieu de rayonnement culturel. Malheureusement, il ne reste que peu de vestiges de cette époque dorée : les bains arabes situés dans le vieux Palma en constituent l´élément architectural majeur.
Une date qui reste gravée dans la mémoire collective de Majorque est bien l´année 1229. En effet, puisque c´est le 12 septembre de cette même année que les armées de la couronne d´Aragon récupérèrent Majorque pour la chrétienté sous le commandement du roi Jaime 1. La ville de Palma fut prise le 31 décembre 1229 à la suite du débarquement des troupes dans la baie de l´actuelle Santa Ponça (près de Calvia).
Le royaume de Majorque demeura uni à la Couronne d´Aragon jusqu´en 1276. Cette même année, un royaume indépendant (qui englobait les territoires catalans du sud de la France) après que Jaime II ait promis fidélité à la Charte des Franchises. L´indépendance ne dura pas longtemps et, en 1349, Majorque fut réincorporée à la Couronne d´Aragon. La mort du roi Jaime III (qui défendait la souveraineté de l´île) lors de la bataille de Llucmajor fut également un événement majeur de l´histoire de Majorque. Après l´unification des couronnes de Castille et d´Aragon, l´histoire de Majorque suit de prêt celle d´Espagne.
En 1715, le roi Felipe V abolit les institutions insulaires et interdit par décret l´usage du catalan, langue dont les diverses variantes locales étaient utilisées depuis sept siècles aux Iles Baléares. Depuis la restauration de la démocratie en 1977, la langue et les symboles d´identité des Iles Baléares ont pu être récupérés. Grâce à l´application du Statut d´Autonomie de 1983, les Iles Baléares possèdent à nouveau leur propre gouvernement et chaque île dispose de ses propres instruments de gestion et d´administration: les conseils insulaires. La Cathédrale de Palma : C'est au XIIIème siècle que commença la construction de la cathédrale de Palma, immédiatement après la Reconquête, et c'est au début du XVIIIème siècle qu'elle fut achevée. C'est un monument gothique aussi grand que beau. Edifié sur une surface de 7000 mètres carrés, la nef centrale est d'une hauteur de 44 mètres et atteint une longueur de 121 mètres et une largeur de 55. Son autel comporte une célèbre structure en fer forgé, œuvre du célèbre architecte catalan Antoni Gaudi.
La Fundacion Pilar y Joan Miro, installée dans l'ancien studio de l'artiste, expose des œuvres du peintre. Ne manquez pas le palais mitoyen de la cathédrale, le Palau de l'Almudaina, ensemble architectural ayant abrité les rois maures puis catholiques. Non loin de là, un superbe édifice gothique, la lonja, est aujourd'hui reconverti en espace d'expositions. A côté, les Banys Arabs (Bains arabes) sont le seul édifice de l'île attestant de la longue présence des Musulmans.
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